Jérôme Fernandez : Pourquoi j’ai accepté d’être Coach sur Goaleo

par | Juin 16, 2015

La toute nouvelle plateforme sociale GOALEO, dédiée au monde du sport, créée en début d’année par Jean-Marc Gillet regroupe différents sports, mais également différents profils, du sportif aux clubs en passant par les fédérations et les médias. En plus des formalités habituelles des réseaux sociaux, elle a développé des particularités liées à chaque profil (certaines en cours d’élaboration).

Pour les clubs, une sélection possible des membres pour mieux cibler sa communication, un module de financement participatif et une boutique en ligne ; pour les fédérations, les médias et les marques, des pages classiques ; pour les sportifs amateurs, une évaluation de leurs performances, de les comparer à des grands noms du sports, mais surtout celles de mettre à jours leurs statistiques, très utiles pour les « pros« , permettant ainsi d’améliorer l’employabilité facilité par la suite par une possibilité de recherche de talent. Jérôme Fernandez, en sa qualité de Président honoraire du syndicat des joueurs européens en apprécie l’énorme potentiel : « Ce sera un outil formidable pour qu’un jeune Croate ou un jeune Danois se fasse repérer »…

« Ce sera un outil formidable pour qu’un jeune Croate ou un jeune Danois se fasse repérer »

GOALEO fait surtout beaucoup parler d’elle, au travers de ses fameux « Coachs » ! Et quels Coachs… entre Yannick Agnel, Laurent Chambertin, Edouard Cissé ou Thierry Dusautoir…  le choix est grand parmi tous ces immenses sportifs, mais nous nous sommes naturellement tournés vers LE coach « HANDBALL«  pour en savoir plus… J’ai donc demandé à mon Champion, Capitaine de l’équipe de France, Jérôme FERNANDEZ, pourquoi il a accepté de faire parti de GOALEO et comment il compte s’en servir pour transmettre sa grande expérience de sportif de haut niveau, ses connaissances techniques et son savoir-faire de champion auprès d’un public de passionnés, qu’ils soient handballeurs ou non, amateurs ou professionnels.

Jérôme, quelles sont les raisons qui t’ont amenées à intégrer l’équipe de coach de Goaleo ?

La seule et unique raison pour laquelle j’ai dit oui, c’est la possibilité de faire partager ma vision du handball en général parce que je pense qu’il y a un problème en France.

« Dans mon équipe quand je serai coach, je veux avoir des joueurs de handball… pas des athlètes, je veux des joueurs de handball qui soient forts… »

On forme des joueurs et c’est très bien, on a une équipe nationale qui est très performante mais si tu regardes sur la masse de joueurs, en règle générale, beaucoup sont des athlètes mais ne sont pas forcément de bons joueurs de handball. Ils deviennent de bons joueurs de handball à partir du moment où ils arrivent dans un très bon club dans lequel ils apprennent à mieux jouer. Et ça, c’est problématique. Dans mon équipe quand je serai coach, je veux avoir des joueurs de handball… pas des athlètes, je veux des joueurs de handball qui soient forts. Tu comprends la différence ?

Tu veux dire qu’il y a deux niveaux en France, un jeune qui n’aura pas la chance d’intégrer une bonne équipe, est un joueur qui va stagner ?

Complètement, c’est un joueur qui ne progressera plus et je trouve ça dommage. Mais ça ne date pas d’aujourd’hui, cela fonctionnait déjà comme ça quand j’étais gamin. Toute la détection est basée sur les qualités physiques et le profil du joueur au départ. On va privilégier un garçon qui va faire 2 mètres, fort et endurant et mettre de côté des garçons plus petits mais qui sont doués. Alors, parfois, tu vois des aberrations : Michael Guigou, par exemple, n’est pas passé par l’équipe nationale [jeune]. Il est arrivé à 19 ans à Montpellier alors qu’il jouait en pré-fédéral…Et c’est peut-être le joueur qui joue le mieux au handball…

Dans ma construction de joueur, ce que j’ai compris ; certes, tu ne peux pas faire grandir un joueur, notre croissance dépend de nos gènes et on ne peut pas influer dessus. Par contre, tu peux prendre un joueur qui est doué au handball mais pas forcément un athlète et quand il sera adulte, justement le faire travailler. C’est plus facile de faire bien travailler quelqu’un physiquement et d’en faire, pas forcement un athlète, mais un mec affuté, fort et endurant plutôt que de prendre un garçon qui fait des tours de pistes pendant des heures et d’en faire un joueur de handball.

On voit ça avec Valentin [Porte], il n’était pas très « épais », mais il avait ces qualités de handball et il s’est étoffé au fil des années.

Exactement. Et les joueurs qui réussissent à très haut niveau sont des joueurs qui aiment le handball.

Comme Kentin Mahé ?

Kentin est quelqu’un qui, physiquement, franchement, est monstrueux, super affuté, toujours super bien entrainé, je pense que son père en est en partie responsable, il a des qualités physiques hors du commun. Après, il ne fait que 1m85, ça ne sera jamais un arrière gauche ou un demi-centre, à très haut niveau j’entends. Par contre,c’est un joueur qui a toutes les qualités pour faire un très, très grand ailier. Je pense qu’il peut, comme Mika [Michaël Guigou], rendre service sur le poste de demi-centre en infériorité numérique ou sur des moments de jeu. Mais il aurait dû être spécialisé beaucoup plus tôt sur le poste d’ailier et lui faire travailler sa gamme de shoot pour qu’il devienne hyper efficace. Et là, tu as le prototype parfait de l’ailier moderne : 1m85, increvable, qui travaille bien en muscu, super affuté, attentif sur son hygiène de vie et sa récupération. Un mec qui peut jouer longtemps et à qui tu peux demander beaucoup et qui, en plus, peut te rendre service à d’autres endroits du terrain. Le problème, c’est qu’on a toujours pensé qu’il fallait en faire un demi-centre… Et non !  Aujourd’hui, un demi-centre d’1m85, à moins de faire 90 kg comme Chema Rodriguez, qui peut pousser dans ses duels, c’est très compliqué d’exister dans un championnat du Monde ou en Ligue des Champions.

« Je crois qu’il faudrait faire l’effort dans les catégories jeunes de mettre des anciens internationaux comme Guillaume (Gille), Bertrand (Gille) peut-être Thierry (Omeyer) pour les gardiens afin de former les joueurs au très haut niveau handball et pas qu’au physique. »

La problématique d’aujourd’hui c’est que la détection de joueurs en France n’est pas assez pertinente. On est capable, entre 14 et 19 ans, de les faire super bien travailler physiquement pour les faire devenir des athlètes de haut niveau et encaisser la charge d’un rythme de joueur de première division. Mais quand ils ont 19 ans, ce ne sont pas des joueurs de handball.  C’est pour ça que souvent, tu n’as pas de résultat en « jeunes » [équipe de France jeune]. Tout le temps que tu perds entre 14 et 19 ans est très dur à rattraper. Je crois qu’il faudrait faire l’effort dans les catégories jeunes de mettre des anciens internationaux comme Guillaume (Gille), Bertrand (Gille) peut-être Thierry (Omeyer) pour les gardiens afin de former les joueurs au très haut niveau handball et pas qu’au physique. Du coup, quand ils arriveront à maturité  physique vers 21 ans, tu sais que ces mecs-là seront de supers joueurs de handball, qui, en plus, vont pouvoir continuer à progresser physiquement. Alors à 26/27 ans, tu auras des joueurs qui seront meilleurs que ce qu’ils peuvent être aujourd’hui.

En fait, on prend le problème à l’envers ?

C’est ça, parce qu’on ne sait pas leur apprendre le handball comme le font certains grands entraineurs. Sur la théorie, sur le basique, oui, mais pas sur le quotidien où il faut les reprendre à chaque fois. Le handball a énormément évolué depuis 15 ou 20 ans. Il y a un énorme travail à faire là-dessus. Je vois beaucoup trop de jeunes qui ont de grosses lacunes au niveau de la qualité des transmissions, de la passe, de la technique… la motricité du bras est catastrophique. Ils mettent des effets dans leurs ballons sur leurs passes et du coup perdent les ballons. Dans le jeu français, [je ne parle pas de l’équipe de France] il y a trop de perte de balles, beaucoup de mauvais choix, de jeu sans lecture. Les joueurs sont des robots, c’est automatisé, ils doivent courir là, ils le font mais ne se posent pas la question de savoir pourquoi ils font ça. Mais c’est aussi parce qu’on ne leur explique pas, par manque de compétences et ça, c’est dommage.

« Je vois beaucoup trop de jeunes qui ont de grosses lacunes au niveau de la qualité des transmissions, de la passe, de la technique… la motricité du bras est catastrophique. »

Goaleo, va justement me permettre de pouvoir peut-être conseiller, soit des jeunes, soit des joueurs de niveau inférieur pour leur dire : « Quand vous allez vous entrainer, essayez de vous poser la question, pourquoi je fais telle combinaison, pourquoi je défends comme ça, pourquoi j’ai cette recherche dans mon jeu, pourquoi on me demande de faire ça… » C’est ça qui est intéressant.

Tu vas donc te servir de Goaleo comme d’une tribune pour faire passer tes idées ?

Une tribune ou plutôt une passerelle pour faire passer ma philosophie de jeu et mon savoir. C’est juste ça. Car, très sincèrement, ça ne me rapporte pas d’argent… [Rires] et même si la plateforme cartonne, je n’ai aucune rémunération. Je le fais vraiment parce que j’ai envie de partager ma passion de handballeur et du handball.

Tu m’avais parlé également de vidéo et d’exercices…

Oui, un exemple, tu te me dis « Jérôme, j’ai un problème, j’aimerai être plus résistant dans mes impacts carà chaque fois que je veux arrêter quelqu’un, c’est moi qui recule » Je peux alors te proposer des exercices qui peuvent te permettre d’être plus stable sur tes appuis, plus percutant dans les impacts ou plus résistant à l’effort. Ou encore, dans certaines situations de jeu, telles que « je n’arrive pas à jouer avec mon pivot ». Je peux donner des clés pour arriver à anticiper sur ce qui va se passer tant au niveau de l’adversaire en défense que sur ce que va faire ton pivot et du coup à le voir un peu mieux. Ou encore, jouer avec lui sans forcément le voir, parce que tu sais que la situation va se produire.

« Je provoque la situation et je lâche la balle sachant que Miha va l’attraper. »

Moi, par exemple, il y a énormément de situations en match où, au départ, il n’y a rien. Je provoque la situation et je lâche la balle sachant que Miha [Zvizej, pivot au Fenix Toulouse] va l’attraper. Parce qu’on s’est mit d’accord là-dessus au départ. Je n’ai pas besoin de voir qu’il est tout seul, je sais qu’il va l’attraper, je lui lâche, je lui fais confiance. Il y a aussi le jeu avec les ailiers… En fait, il y a pleins de petites choses que tu peux apporter par rapport à ton savoir-faire, que les gens ne savent pas.

Il y aura interaction entre toi et les gens inscrits sur Goaleo ?

C’est le but quand la plateforme sera à 100% active avec tout en place. Par contre, je ne peux pas être tous les jours sur Goaleo, sinon je vais y passer ma vie et je n’aurai plus de vie de famille…  Une ou peut être deux fois par mois, je prendrais le temps, pendant 1 heure ou 2, de répondre aux questions les plus pertinentes. J’aimerai aussi faire de petites vidéos de quelques minutes pour proposer des exercices de gainage, de travail physique et de handball. Car les vidéos parlent plus que des mots. Il faut arriver à le mettre en place avec le temps.

« Il y aura plus d’effervescence et des gens qui auront envie de faire de bonnes choses. »

Après, mon avantage, c’est qu’une fois coach, il y a des exercices que je vais faire faire à mon équipe, à mes joueurs. Il me suffira alors de filmer des bouts d’entrainements et de les poster sur la plateforme. Ce n’est obligé que cela soit moi l’acteur de l’action. En plus, l’avantage, c’est que tu peux faire l’avant/après. Voilà, au début, ce joueur faisait comme ça, je lui ai appris à faire plutôt de cette façon, maintenant regardez la différence et voyez l’efficacité que ça a pris. Du coup… ça devient très intéressant.

Ce n’est donc pas qu’une plateforme d’information…

Non, c’est vraiment le côté « coach ». Si les gens veulent me poser des questions sur ma carrière, je répondrais aussi mais je pense que la partie « coaching » est plus intéressante. Alors, certaines personnes me disent « tu vas filer des secrets, des exercices… »  Il n’y a de secrets pour personne. S’il y a des entraineurs qui ont envie de mettre en place ce que je propose, au contraire, c’est mieux ! Il y aura plus d’effervescence et des gens qui auront envie de faire de bonnes choses. Je n’ai rien à cacher, ce n’est pas MA méthode, ce sont des exercices que j’ai piqué à d’autres entraineurs

« Au contraire, je préfère partager pour qu’il y ait de plus en plus de gens qui soient bons et que le niveau augmente pour que ce soit plus intéressant. »

Je ne vois pas pourquoi je garderai pour moi. Pour être le seul à savoir ? Cela ne m’apporte rien. En plus cela voudrait dire que j’ai peur que quelqu’un me prenne mes idées, me pique ma place. Le problème, c’est que les idées, si tu ne les as pas vécues de l’intérieur, tu auras beau regarder les vidéo, si tu ne sais pas comment les expliquer, tu ne pourras pas les mettre en place. Ce ne sera pas aussi efficace. J’aurai beau expliquer, ils ne seront pas capables, une fois rentrés dans leur clubs de réexpliquer la même chose avec pertinence. Ils peuvent être d’accord avec moi,  mais faire passer le message à leurs joueurs ne sera pas forcément évident. Et surtout,je n’ai pas besoin de me protéger. Au contraire, je préfère partager pour qu’il y ait de plus en plus de gens qui soient bons et que le niveau augmente pour que ce soit plus intéressant.

Quel apport pour un jour pro de D1 ?

Un joueur pro, sa problématique, ça peut être de se dire : « tiens Jérôme, il a joué longtemps, qu’est ce qu’il a mis en place pour jouer aussi longtemps ? »Je peux lui proposer des exercices, lui donner des conseils sur la récupération, l’hygiène de vie, voire même une philosophie de vie. Lui expliquer que, s’il veut jouer longtemps, il faut prendre du plaisir dans ce qu’il fait et pour cela, il faut aussi prendre du plaisir à côté. Si tu es toujours en train de te dire « il faut que je me couche à 22h et que je me lève à 7h… » A un moment tu satures. Il faut profiter de la vie à coté, sans faire d’excès évidemment… éviter lessorties en boite jusqu’à 7h du matin… Mais si le dimanche tu as envie de faire un repas entre potes et de boire un peu de vin, ce n’est pas grave… si le lundi tu sais que tu vas faire le double d’efforts pour éliminer ce que tu as bu ou mangé la veille et être de nouveau affuté deux ou trois jours après.

« C’est ça qui est super intéressant. La palette est énorme ! »

Toutes les personnes avec lesquelles tu peux intervenir ont des problématiques ou des recherches différentes, l’aspect physique, le coté technique individuel ou encore l’aspect collectif au niveau des tactiques, des combinaisons. Pour certains ce sera sur leur faculté à jouer longtemps, pour d’autres ce sera sur le terrain à régler des problèmes de transmission, de shoot, de visé ou de précision… C’est ça qui est super intéressant. La palette est énorme ! Même si tu ne peux pas régler tous les problèmes…

Goaleo étant spécialité dans le réseau exclusivement sportif, tu vas toucher du sportif amateur au professionnel alors …

Bien sûr ! Entre un joueur de D1 et un joueur de l’équipe de France, les gens pensent qu’il n’y a pas tant de différence que ça. Mais il y a une différence abyssinale entre un qui fait partie des meilleurs joueurs au monde et un autre qui joue en première division en France. Les gens ne se rendent pas compte de la différence de niveau entre un champion du Monde et un champion de France qui fait 10 ou 12 ans de carrière en première division en France. Et tu le vois parce que tu en as qui brillent dans le championnat, qui peuvent claquer 5 ou 6 buts mais si tu les fais jouer au niveau international ou en Ligue des Champions, ils n’existent plus. C’est cette différence-là qui est difficile à acquérir.

« … il y a une différence abyssinale entre un qui fait partie des meilleurs joueurs au monde et un autre qui joue en première division en France. »

J’ai vu des jeunes arriver au handball à 14 ou 15 ans qui faisaient 2 mètres et juste parce qu’ils ont été sérieux et qu’ils ont bien travaillé physiquement, ils ont joué en D1 un jour. Alors que ce n’étaient pas des joueurs de handball. C’était juste des garçons grands, forts et résistants. C’est ce que je veux essayer de gommer dans l’avenir. Je préfère avoir un joueur qui fait 10 cm de moins mais qui comprend le jeu, qui aime le jeu et qui, du coup, va apporter beaucoup plus, à tous les endroits du terrain, en défense, en attaque, dans le jeu de transmission, etc.

On en revient sur la problématique de détection…

Et cette problématique, elle existe à partir de 14 ans. A l’âge de 14 ans, si tu prends un mec de 2 mètres mais il y en a qui grandissent tard… Moi, par exemple, j’ai grandis très tard et j’ai eu ce problème-là. A 14 ans, je ne faisais que 1m72, donc je n’étais pas détecté parce que j’étais trop petit alors que je faisais partie des meilleurs joueurs de Gironde. C’est quand même injuste ! Et juste après, parce que j’ai pris 10 cm en un été… On me dit : « Il faut que tu viennes en équipe d’Aquitaine, on va te mettre demi-centre… » « Mais attendez, je suis le même joueur qu’il y  6 mois ou 1 an sauf que j’ai juste pris 10 cm et maintenant vous êtes intéressés par moi ? » C’est vraiment… Même si je n’avais pas grandi, vous auriez pu faire de moi un très, très grand… ailier gauche. On ne joue quand même pas qu’avec des arrières au handball ou avec des pivots…

« A 14 ans, je ne faisais que 1m72, donc je n’étais pas détecté parce que j’étais trop petit alors que je faisais partie des meilleurs joueurs de Gironde… »

Les gamins qui sont doués et dont tu sais qu’ils ne vont pas faire plus d’1m75 ; Et bien, justement… parce que tu sais qu’il ne vont pas faire plus d’1m75, à 12, 13 ou 14 ans, tu les places déjà à l’aile et tu leur fais du spécifique, travailler leur gamme de shoot, tu leur fais comprendre leur rôle dans l’équipe. Pace que le problème c’est qu’après, tu as des ailiers qui sont frustrés parce que tout leur début d’enfance ils ont joué demi-centre ou arrière où ils mettaient des buts et d’un coup tu leur dis « maintenant tu es trop petit, alors ton rôle désormais c’est de faire des contre-attaques, marquer des pénaltys et tirer à l’aile ». Le jeune, forcément, il est frustré, il te dit « attend, moi je sais jouer derrière ». « Oui, tu sais jouer derrière mais tu n’as pas le gabarit pour… ». Au rugby par exemple, tu auras beau faire 1m80, 100 kg et comprendre ce qu’il faut faire en 8, tu ne seras jamais demi d’ouverture, tu joueras devant dans le pack… C’est comme ça mais il ne faut pas que ce soit une frustration, il faut que cela reste un plaisir. Il faut que le gamin se dise « Moi, je veux être ailier et mes 10 buts je vais les mettre, 5/6 contre-attaques, 5/6 penaltys et je vais tous les mettre au fond. »

Encore faut-il que l’équipe joue avec ses ailiers. On voit encore trop d’équipes qui ne jouent pas à l’aile…

Pourquoi ? Mais parce que les entraîneurs… ils te disent « faites des croisés, faites des croisés, il y aura une solution… »  Si c’était si facile que ça…

Merci beaucoup Champion et rendez-vous sur GOALEO ! 

Depuis cette interview, la plateforme sportive a beaucoup évoluée avec, entre autre l’arrivée d’un nouveau coach et pas des moindre, lui aussi un Capitaine, celui de l‘équipe de France de Basket, Boris Diaw. L’application est désormais disponible dans sa version « android » via Google Play et le « Hub » a été mis en place, vous pouvez donc désormais poser vos questions à Jérôme Fernandez sur Golaeo.

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